Carrasso : «Frapper un grand coup en revenant»

Carrasso : «Frapper un grand coup en revenant»
Carrasso : «Frapper un grand coup en revenant»

De passage à la Commanderie ce vendredi matin, Cédric Carrasso s'est livré à la presse deux semaines après sa rupture du talon d'achille. Interview.

Malgré la difficulté inhérente à se déplacer en béquilles, Cédric Carrasso avait un large sourire au moment de se rendre au bâtiment presse de la Commanderie pour rencontrer les journalistes deux semaines après sa rupture du tendon d'achille. Il a même tenu à livre en préambule un grand message de remerciement. «Je tiens d'abord à remercier tout le monde, tous les médias et les supporters pour le soutien que j'ai reçu. Même si ça a été un peu difficile à avaler dans un premier temps, je sais que plus ou moins tout le monde a été sympa avec moi.»
Il s'est ensuite longuement entretenu sur sa blessure et sur l'avenir.


INTERVIEW


Tout d'abord Cédric, comment ça va ?
Il y a mieux mais on a passé la période délicate de l'après opération. C'est une blessure qui fait très mal sur le coup et pendant deux ou trois jours. Ce fut aussi difficile juste après l'opération. Le plus embêtant au début est de se lever mais aujourd'hui, ça va beaucoup mieux. Le plus dur reste le début. Au moment précis où on se blesse, on perd tout ce qu'on a fait depuis trois ans en un millième de seconde.

Le monde s'écroule autour de vous...
Non, car il y a pire que ça dans la vie. Mais, d'un point de vue professionnel, tous les efforts consentis depuis des années disparaissent. Au moment où on doit démarrer sur la ligne de départ, je me suis effacé. Voilà.

Comment va se dérouler la rééducation ?
Les trois premières semaines se passent avec une attelle handicapante qui ne me permet pas de faire grand-chose. A partir du lundi après Toulouse, je viendrai un jour sur deux à la Commanderie pour travailler le gainage et les abdos afin de relancer la machine. On va rentrer dans les choses plus concrètes six semaines après l'opération.
Je me sers beaucoup de la première blessure (Cédric s'était blessé gravement au genou lors d'un match de gala contre France 98). On avance plus vite car on sait déjà ce qui nous attend. Maintenant, je suis passé à une autre phase à savoir le challenge qui m'attend.

Et quel est ce challenge ?
Le principal c'est de revenir. Je sais que, quand je reviendrai, je serai au minimum au niveau duquel je suis parti. Ca, c'est sûr. Pour l'instant, je vais me servir de cette coupure pour analyser les quatre années écoulées depuis ma première blessure. Le but sera de frapper un grand coup en revenant.

«Se surpasser pour revenir vraiment au top»
D'autant que vous étiez dans une forme étincelante avant la blessure...
C'était le travail qui m'avait apporté ça. J'aime quand j'ai des challenges très relevés à faire et je sais que quand je vais réattaquer la vraie rééducation d'ici un mois et demi et courir à partir de trois mois, on va entrer dans une phase qui me plaît : se surpasser pour revenir vraiment au top.

En sait-on plus sur les raisons de votre blessure ?
Il n'y en a pas vraiment. On a pu me parler du manque d'hydratation ou du stress. Hydraté, je l'étais, stressé, je ne l'étais pas trop, seulement concentré sur mon travail. Mais, à ce qu'on m'a dit, cela peut arriver à n'importe qui, n'importe quand. Je n'avais jamais eu de douleur à ce niveau. C'est la surprise.

L'indisponibilité pourrait-elle être plus courte que prévue ?
On va rester sur six mois. Après, on verra.

Comment avez-vous vécu les bonnes performances de votre remplaçant Steve Mandanda ?
Bien. Je suis satisfait qu'il réussisse pour le club et pour lui. Il vaut mieux que Steve réussisse plutôt qu'il passe au travers car l'équipe a besoin de lui. On n'a pas encore l'équilibre parfait. En plus, il a l'occasion d'avoir beaucoup de ballons, j'en ai discuté encore avec lui ce matin. Ca lui permet de s'exprimer. Ca me rappelle un peu ma situation quand Fabien (Barthez) était suspendu. C'était un peu le même contexte. Il faut surtout qu'il garde cet état d'esprit et cette envie de bien faire jusqu'à ce que l'équipe ait les résultats souhaités.

Vous sentez-vous en danger pour votre retour ?
Il n'y a pas de danger du tout. On est encore très loin de tout ça et on en reparlera dans quatre ou cinq mois. Je ne suis pas pressé, je n'en suis qu'à deux semaines après l'opération. Il faut être réaliste. Je suis donc tout ça d'un ½il extérieur aujourd'hui. Je ne peux pas m'impliquer autant que quand je jouais. Je m'efface et je ne veux surtout pas d'immiscer auprès des autres joueurs. C'est trop facile de parler quand on n'est pas sur un terrain. Pour l'instant, j'observe et je suis redevenu supporter de l'OM.

«Je m'efface et je ne veux surtout pas d'immiscer auprès des autres joueurs»
Comment ont réagi vos partenaires ?

Ils ont d'abord été désolés mais je pense que c'est difficile de réagir de l'extérieur à part de dire : «Je suis désolé pour toi...» Ce n'était pas facile pour mes coéquipiers de voir ça d'autant qu'on n'en avait vraiment pas besoin avec notre début de saison difficile. De manière générale, j'ai été très touché par tous les messages de soutien et d'encouragement. Que l'on aime ou pas le footballeur, ce n'est pas un problème mais il y avait beaucoup de personnes qui ont aimé l'homme et ça m'a fait plaisir. J'ai également eu le soutien de beaucoup de gardiens de Ligue1.

Il va aussi y avoir une période où vous serez un peu plus seul ?
Le football tourne. Qu'on soit là ou pas, c'est pareil. Pape m'en a très bien parlé et je l'ai apprécié : il y a une première phase où on est très soutenu et une deuxième où on est seul. C'est ça le vrai discours sur la blessure. Il y a un moment où on ne parle plus de vous, où on reste dans son coin et ça, je l'ai déjà vécu et bien vécu. Bien tout seul. J'attends cette période avec impatience pour bien me préparer tout seul, à ma façon.

Le choix du docteur Franceschi a-t-il été immédiat ?
C'est quelqu'un qui a déjà soigné ma première blessure et que j'apprécie aussi beaucoup en dehors du contexte professionnel. J'y suis allé les yeux fermés. A partir du moment où il m'a dit : «Je t'opère», j'étais tranquille. Désormais, je vais faire comme lors de ma première blessure en assistant à des opérations similaires à la mienne pour voir car ça m'avait beaucoup rassuré pour le genou.

Quel est votre quotidien actuellement ?
Je me ressource simplement. Je suis quelqu'un de très simple qui n'a pas besoin de grand-chose pour être heureux. Je prends ce repos forcé comme des vacances en famille pour faire ce que je ne peux pas faire d'habitude. Je suis heureux, je vis tout ça sereinement. Je suis en retrait de ma situation professionnelle, je suis à l'infirmerie et je reviendrai en temps voulu.

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# Posté le vendredi 07 septembre 2007 12:12

Modifié le samedi 08 septembre 2007 00:14

Nasri préfère positiver

Nasri préfère positiver
Nasri préfère positiver


Samir Nasri a avoué sur le site d'Eurosport qu'il était finalement "satisfait d'avoir ramené le point du match nul de Paris." En effet, le milieu de terrain international sait qu'il fallait de toute façon en passer par là pour pouvoir récupérer un peu de confiance. Se jeter à l'abordage au Parc n'aurait donc pas été une bonne chose. "Parfois, il faut savoir conserver un nul, ne pas être trop gourmand car eux aussi ont eu des opportunités."

S'il regrette bien entendu que l'OM n'ait pas tenté davantage de choses, c'est surtout le fait de ne pas prendre trop de buts après avoir ouvert la marque qui le gêne vraiment. "Pendant les 10 ou 15 minutes qui ont suivi notre but, on a eu du mal à contenir les assauts de nos adversaires. Je pense que c'est sur ce plan là qu'on doit progresser."

Après la trêve internationale, il faudra donc maintenant confirmer face à Toulouse. Avec un Nasri à 100% ? Là aussi, Samir avoue : "Je commence à retrouver mes sensations petit à petit. Dimanche, je me suis déjà senti mieux que face à Nice. J'ai pu tenter davantage de chose. C'est encourageant..."

# Posté le mercredi 05 septembre 2007 03:05

Modifié le mercredi 05 septembre 2007 03:42

Djibril Cissé, le plus décisif

Djibril Cissé, le plus décisif
Djibril Cissé, le plus décisif


Si l'on regarde les buts inscrits par l'OM depuis le début du championnat, on note que c'est Djibril Cissé qui s'est montré le plus décisif avec deux buts et une passe.

Il devance ainsi Karim Ziani (1 but, 1 passe), Mamadou Niang (2 buts) et Benoît Cheyrou (2 passes). Ces joueurs-là sont donc les plus déterminants sur le plan offensif.

A contrario, on attend toujours une vraie action décisive de Samir Nasri qui reste scotché à 0 but et 0 passe, même si dimanche au Parc, c'est lui qui amène le but de Cissé par son corner...

Les buts et les passes des Olympiens :

- Djibril Cissé : 2 buts (OM-Nancy ; PSG-OM), 1 passe (Caen-OM)
- Karim Ziani : 1 but (Valenciennes-OM), 1 passe (OM-Nancy)
- Mamadou Niang : 2 buts (OM-Nancy ; Caen-OM)
- Benoît Cheyrou : 2 passes (Valenciennes-OM ; Caen-OM)
- Julien Rodriguez : 1 but (Caen-OM)
- Taye Taiwo : 1 passe (OM-Nancy)
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# Posté le mercredi 05 septembre 2007 03:03

Modifié le mercredi 05 septembre 2007 03:53

Pape Diouf enfin au CA de la LFP ?

Pape Diouf enfin au CA de la LFP ?
Pape Diouf enfin au CA de la LFP ?

Pape Diouf sera-t-il élu au conseil d'administration de la Ligue ? Le président de l'OM se rendra à Paris vendredi pour l'assemblée générale élective de la LFP (à partir de 12h).

Une place est en effet à pourvoir suite à la démission de Jean-Luc Gripond, l'ancien président du FC Nantes. Trois autres présidents de club espèrent succéder à Gripond : Bernard Caïazzo (St Étienne), Francis Decourrière (Valenciennes), Alain Cayzac (PSG).

Battu il y a quelques mois par le président du Mans Henri Legarda (voir la dépêche), Pape Diouf espère pouvoir enfin intégrer le conseil d'administration de la Ligue, l'OM n'y étant plus représenté depuis Christophe Bouchet...

# Posté le mercredi 05 septembre 2007 03:00

Modifié le mercredi 05 septembre 2007 03:52

Jacques Faty : "Je rêvais de jouer un Clasico"

Jacques Faty : "Je rêvais de jouer un Clasico"
Jacques Faty : "Je rêvais de jouer un Clasico"


Présent ce mardi à la Commanderie, le défenseur olympien Jaques Faty commente pour nous sa première en tant que titulaire, lors d'un "Clasico", qui plus est. "Je ne peux être qu'optimiste pour la suite car notre équipe est très forte, et nous avons une grosse marge de progression", dit-il.


Ce point ramené du Parc des Princes est-il rassurant ?
Oui bien sûr qu'il nous rassure. On aurait pu espérer mieux, mais ce point du match nul reste un bon point. C'est un point sur lequel on pourra s'appuyer pour continuer de travailler dans de bonnes conditions et surtout poursuivre notre progression.

Comment avez-vous vécu votre premier «Clasico» ?
Cela fait bizarre car depuis tout petit j'en rêvais. Je voyais les matches à la télé et je supportais toujours l'OM. Maintenant d'être acteur sur le terrain, d'être regardé, cela fait drôle au début mais ensuite on se met dans le match et on oublie.

Est-ce que finalement ça s'est passé comme vous l'aviez imaginé ?
J'aurais espéré la victoire, mais le point du match nul est quand même raisonnable. La victoire, ce sera pour le match retour.


"Je ne peux être qu'optimiste"

Depuis quelques années on avait l'habitude d'assister à des «clasico» tendus sur le terrain comme dans les tribunes. Aujourd'hui on sent que ça change...
Ca change oui car je pense qu'au niveau de l'environnement actuel, la sécurité notamment a fait des progrès. Ils sont plus pointilleux sur ce sujet. Pour nous, sur le terrain, rien ne change. C'est une rencontre que l'on veut gagner car c'est un derby certes lointain mais un derby quand même. Il ne faut pas perdre.

La trêve va désormais vous permettre de vous remettre à travailler sereinement et de bien préparer la réception de Toulouse ?
Cela va nous permettre de prendre un peu d'air, de nous reposer et de préparer plus sereinement le match contre Toulouse. C'est une rencontre que l'on devra gagner. C'est très important de gagner enfin au Vélodrome.

Quel regard vous portez sur le début de saison de l'OM ?
C'est un début de saison assez mitigé dans le sens où on aurait pu faire beaucoup mieux. Nous les joueurs, nous en sommes conscients. Je ne peux être qu'optimiste quant à la suite de la saison car notre équipe est très forte, et nous avons une grosse marge de progression. Il y a des joueurs qui ne sont pas encore au top de leur forme. Donc je ne suis pas du tout inquiet.
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# Posté le mercredi 05 septembre 2007 02:58

Modifié le mercredi 05 septembre 2007 03:52