Steve Mandanda a apporté une pierre massive à l'édifice de la victoire olympienne à Lyon grâce à ses parades. La confirmation d'un talent qui a éclaté au grand jour devant les caméras de France et d'Europe depuis plusieurs semaines. Interview.
Lyon-OM
Après sa formidable performance contre Lyon, Steve Mandanda a été submergé par les compliments. Phénoménal, extraordinaire, exceptionnel... La vague d'éloges n'a pas encore atteint la rive. «Tant mieux, je suis content car c'est toujours mieux d'entendre des choses positives. On a tous fait un bon match. La fin était stressante surtout que l'on a eu deux ou trois opportunités de tuer le match. Je craignais de voir Lyon revenir. Il ne fallait pas prendre ce but qui nous aurait tués par rapport aux efforts fournis. Quand on voit Laurent Bonnart qui se jette et qui prend le ballon en pleine figure, on se dit que tout le monde a donné beaucoup et que l'on n'a pas le droit de lâcher. Finalement cela s'est bien terminé. La victoire est importante, elle nous permet de sortir de la zone dangereuse même si on reste mal classé. Ces trois points font du bien au moral et au classement».
N°1 à l'OM
Propulsé titulaire suite à la blessure au talon de Cédric Carrasso, Steve Mandanda est passé en quelques semaines de la L2 (Le Havre) à la L1 puis à la Champions League sous les couleurs marseillaises. «Je le vis bien et sereinement. C'est allé très vite car en juillet, j'était prêt à refaire une saison au HAC en seconde division, puis il y a eu l'opportunité du prêt à Marseille. Je savais que j'étais numéro 2 mais malheureusement Cédric s'est blessé et ensuite tout s'est enchaîné : le match à Paris, la Ligue des Champions... Déjà en quittant Le Havre pour Marseille, j'ai découvert un autre monde. Cela fait un petit moment que je vis dans une autre catégorie, surtout avec la coupe d'Europe».
Le coup de pouce de Samir Nasri
Alors que l'OM cherchait un deuxième gardien, Samir Nasri a soufflé le nom de Steve Mandanda à José Anigo. Le directeur sportif de l'OM, qui le suivait déjà, a ensuite fait le forcing auprès de Pape Diouf. «Deux personnes ont joué un rôle dans ma venue à l'OM : José Anigo et Samir Nasri. C'est après le match avec les Espoirs contre l'Israël que les premiers contacts ont eu lieu».
L'équipe de France
International Espoirs, Steve Mandanda a prouvé qu'il avait les qualités pour franchir l'échelon supérieur et prétendre à une place chez les A. Mais selon le principal intéressé, le chemin est enconre long. «C'est plaisant d'entendre de telles choses mais il y a eu du monde à ce poste et je n'ai que 10 matches de L1. Il y a une hiérarchie établie au poste de gardien de but de l'équipe de France. Quand on voit Samir Nasri, Karim Benzema ou Hatem Ber-Arfa être appelés chez les A, cela fait envie mais il ne faut pas que je prenne pour quelqu'un d'autre».
Sa préparation d'avant-match
A l'image d'un Fabien Barthez qui ne semblait pas touché par la pression, Steve Mandanda rentre tard dans un match. «C'est lors de la causerie du coach, juste avant de partir au stade que je commence tout doucement à entrer dans la partie. Ensuite au stade, je regarde le terrain, la pelouse et le stade. On commence à voir les supporters et là, on commence à être vraiment dans le match»
